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Les asperges lanaudoises enfin disponibles!
Par Marie-Odile Lebeau | 9 mai 2009
Précieuse manne pour notre région…
Lanaudière est la plus grande productrice de cette précieuse récolte précoce: les asperges. On doit cette primauté à quelques fermes pionnières qui ont investi il ya une vingtaine d’années dans cette vivace rustique à implantation lente. Rappelons qu’en 2002 la plus grosse exploitation productrice d’asperges du Québec se trouvait à Saint-Thomas.
Depuis que le tabac a quitté cette région des basses terres de Lanaudière, on compte nombre de conversions vers l’horticulture de créneau. Les exploitations se sont diversifiées. Elles intégrent des cultures bien adaptées aux sols sablonneux, faciles à drainer et fertiles de notre ancienne ‘tabatière’. Elles bénéficient des installations performantes d’irrigation, de démarrage sous abri et d’entrepôts qui étaient en place pour la culture et le conditionnement du tabac. On trouve maintenant des canneberges, des asperges, du chanvre, des cerises de terre, des bleuets, et toutes sortes d’autres denrées horticoles produites à grande échelle…
L’arrivée des asperges
À la ferme de Mario Rondeau, sous le nomde marque Primera, on a commencé à vendre des asperges cueillies sur ses parcelles de Saint-Thomas dès le 7 mai… Voici quelques images croquées sur les lieux:
Les asperges dites de catégorie 2 (dernière photo) sont tout aussi délicieuses que les jolies tiges droites correspondant aux asperges classées ‘très petites’ et ‘très grosses’ que l’on aperçoit côtes à côtes sur la seconde photo. La plupart des défauts trouvés sont dus au crochissement des tiges par l’effet du vent!
Dureté, fibrosité et grand diamètre n’ont rien à voir!
La grosseur n’a rien à voir avec le goût et la dureté des pousses: les tiges de gros diamètre seront cuites sur BBQ avec grand succès, une dizaine de minutes, badigeonnées d’huile et retournées à mi-cuisson. Les petites seront préférées en salades. Les moyennes sont les plus abondantes et les mieux connues sur le marché…
Gare aux excès de cuisson dans tous les cas… les tiges ne se tiendront plus et perdront la vivacité de leur beau vert de jeunes pousses! Un bon moyen de préserver la couleur accentuée obtenue à la cuisson est de les plonger dans l’eau froide dès l’atteinte du stade de tendreté voulu.
Où trouver les asperges de notre région?
Surveillez les affiches des kiosques de votre patelin… On aperçoit des fermes d’asperges à Saint-Thomas, Lanoraie, Saint-Jacques, Saint-Liguori, Saint-Ambroise…Vous trouverez des informations plus spécifiques dans les sites web de vos municipalités: à travers les renseignements sur les points de vente présentant des productions locales.
Obtenir l’information!
Si ces informations manquent encore, exigez qu’elles y soient! Il est souvent nécessaire de vérifier les horaires capricieux des kiosques qui, ne l’oublions pas, obéissent comme leurs exploitants aux caprices de dame nature… Les coordonnées téléphoniques des producteurs vous éviteront des déplacements inutiles… Par ailleurs, notre site est en voie de devenir le carrefour de toute cette information locale plus pointue avec les nouvelles collaborations qui se tissent peu à peu. Patience et longueur de temps, vous pouvez collaborer en nous confiant vos informations!
Proximité, promenades bucoliques et fraîcheur
On trouve des producteurs d’asperges dans plusieurs petits rangs isolés. La plupart écoulent surtout leur production vers les grands centres mais sont aussi ouvert au public; cette activité économique de proximité est facile à jumeler aux activités de triage et de conditionnement pour la vente aux grands joueurs de l’alimentation…
Acheter près de chez soi ‘est la meilleure façon de ’gagner’ du terrain local en s’assurant d’un maximum de fraîcheur… On peut conserver les asperges en parfait état durant une dizaine de jours si elles ont été achetée à la source!
Les turions sortent de terre chaque printemps pour sauter dans nos assiette!
Ne manquez pas le bateau: qui dit vivace potagère dit aussi période de récolte limitée puisqu’il s’agit des pousses tendres du printemps. Malgré notre climat si adverse à la diversification des denrées fuitières et légumières en période froide, peu de gens savent bien profiter de cette manne santé gastronomique que constitue l’asperge.
Disponible chez nos producteurs à l’état frais de la mi-mai jusqu’à la fin juin, l’asperge est aussi très facile à acclimater dans un coin de jardin réservé aux vivaces. La production de feuillage vaporeux et toujours sain qui suivra à l’été est une récompense de plus pour un labeur bien modeste…
Au potager
L’art de cultiver ces vivaces très rustiques à production prolongée consiste avant tout à s’assurer de conditions de sol et drainage adéquat à la plantation et de prélèvements modérés qui n’entravent pas la capacité de la plante à refaire ses réserves pour prospérer… L’observation des plantes pourraient donner de bonnes leçons de choses à nos fournisseurs de services financiers!
En bref, il faut attendre que les griffes aient eu le temps de s’implanter durant trois ans avant de compter récolter. Par la suite, on doit s’assurer de récolter les pousses suffisamment développées au stade approprié.
Le potager de la photo exhibe une seule rangée à un stade trop peu développé pour parler de récolte. En arrière plan on y voit de la livèche et des pivoines qui seront bientôt accompagnées de plantes potagères annuelles. Ce jardin en zone plus froide (Saint-Alphonse) bénéficie d’une chaleur de fond: il est situé au dessus d’un système d’épuration. La combinaison des vivaces potagères rustiques et des légumes feuilles et racines y est des plus appropriées pour un jardinage profitable et sans tracas, étant donnée la courte période sans gel. Bien fertilisée, l’asperge pourra y faire long feu comme au sud et produira durant au moins une quinzaine d’années… Peu d’autres plantes offrent une telle robustesse et longévité, ce sont depuis toujours les reines des jardins sages: pivoines, rhubarbe, asperge, livèche…
Jeunes pousses et boutons
L’asperge est elle aussi considérée comme une plante guérit-tout, à l’instar de plusieurs autres légumes boutons et jeunes pousses… Nous avions parlé de boutons floraux dans le cas d’un autre légume à haute valeur culinaire et nutraceutique: le brocoli. Nous pourrions en parler aussi avec les cueilleurs et chefs cuisiniers hautement spécialisés en consommation d’indigènes des Jardins sauvages de Saint-Roch-de-l’Achigan… Ils ont su faire goûter et apprécier des boutons de marguerites des champs apprêtés comme des câpres, des boutons de sureaux servis comme des brocolis, et les classiques têtes de violons… Mais attention à l’expérimentation… qu’il s’agisse de quelque plantes que ce soit, indigène ou non, il y des des parties consommables et d’autres non, des variétés à blanchir avant usage, et parfois combinaisons et dosages à respecter. Fiez-vous aux experts pour les conseils et puis osez goûter!
L’art de cueillir, l’art d’apprêter
L’asperge est aussi à classifier parmi ces super-aliments qui demandent un soin jaloux lors de la récolte pour les prendre au stade idéal: de beaux turions qui émergent de terre dès que le sol est suffisamment réchauffé, profitant des réserves accumulées avant l’hiver, durant au moins six ans (si compté à partir du semis), pour produire de belles pousses fortes dès le début de mai, à consommer avant floraison…
La Grande tablée, événement gastronomique qui se produit dans les prochains jours de mai, organisée par le Conseil de développement bio-alimentaire de Lanaudière, associera les asperges aux fromages dans l’édition 2009. Le thème de cette année est l’ « hommage aux fromagers ». Il reste encore des places pour les 13, 14-20-21 mai…
Pour de l’information sur les asperges de la région, voici les coordonnées de produteurs impliqués dans les circuits de diffusion du Comité asperge et auprès des circuits touristiques: LMR, 450-756-2982; Mario Rondeau, info@aspergesprimera.com 450-803-6261.
Les recettes ne manquent pas : au parmesan, au Rassembleu, avec sauce mousseline (mayonaise mêlée de crème fouettée pour plus de « légèreté », sautés à la chinoise, en omelette… Il est très facile de trouver!
Voici enfin une curiosité à demi exotique intégrant notre syrop d’érable: allez voir sur http://lacigogneetlecaribou.kazeo.com/?page=recherche&q=asperge pour une entrée surprenante de crème brulée d’asperges blanches (buttées pour augmenter la portion blanche, non disponible chez nos producteurs… à produire au potager!) et sirop d’érable.
Catégorie: D'ici et dans mon assiette, Place du marché
Mots clés: agriculture de proximité, asperge, nutraceutique, potager | 6 commentaires »











12 avril 2010 @ 12:12
Bonjour ,
Pouvez-vous s.v.p. me faire parvenir votre adresse ?
Nous sommes un petit groupe de 6 ou 8 personnes
de Laval , nous désirons aller acheter nos asperges chez vous .
Merci a l’avance
Mariette Maltais
14 avril 2010 @ 10:02
Voulez-vous parler de l’adresse de MILLI-EAU ou dde celles de producteurs d’asperges d’ici?
17 avril 2010 @ 20:20
Bonjour
Nous avons planter nos asperges à l’intérieur il y à quelque semaine et elles ont déjà beaucoup poussé. Il s’agit de tige d’environ 15-20 cm de hauteur mais elles sont tellement minces qu’elles pendent. On dirait qu’elles ne peuvent continuer de monter puisqu’elles sont trop minces et fragile. Est-ce qu’il y a quelque chose que nous n’avons pas bien fait? Sur les photos, on voit souvent des poussés qui ressemblent à des bourgeons assez large mais nous… ce n’est vraiment pas le résultat que nous obtenons. Que faire?
merci
19 mai 2011 @ 17:30
Bonjour. Depuis plus de quinze ans, je cultive dans mon petit potager plusieurs plans d’asperges qui me fournissent une très bonne récolte à chaque année. Mon problème est la pousse des mauvaises herbes. Comme vous cultivez les asperges sur une grande surface, utilisez-vous un paillis pour contrôler ces mauvaises herbes? Quel sorte de paillis je pourrais utiliser pour essayer de mieux contrôler ces mauvaises si, naturellement, c’est possible. Je vous remercie de prendre le temps de me lire. Une réponse sera très appréciée. Salutations. Jacques Beaulieu.
20 mai 2011 @ 8:55
Il est normal que la plantation puisse durer jusqu’à 20 ans au même endroit et, avec le temps, votre culture devrait contenir moins de mauvaises herbes vivaces si l’entretien est régulier, fait au bon moment, et qu’on recourt à un paillis léger pour éviter la pousse de mauvaises herbes annuelles (on peut le retirer au printemps pour hâter le réchauffement et faciliter la récolte).
27 octobre 2011 @ 14:46
N’importe quel paillis facile à retirer au moment de la récolte peut faire l’affaire