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    Histoire de cerises de terre et Saint-Thomas… En ballade du dimanche au temps des cerises!

    Par Marie-Odile Lebeau | 23 août 2009

    Production commerciale

    Petite histoire de terre et de Cousins fruitiers

    La ferme des Rondeau, père et fils,  dédiée uniquement au tabac jusqu’en 2002, cultive maintenant une autre précieuse solanacée, la cerise de terre, en plus des asperges en récolte printanière…

    Depuis la perte des contrats de tabac à cigarette, toute la région s’est convertie à de nouvelles productions, allant surtout vers les productions maraîchères, avec beaucoup d’innovation! C’est un de ces beaux exemples de dynamisme qu’on retrouve dans l’histoire de la nouvelle ferme créée par Mario Rondeau et son cousin Stéphane Asselin sur l’ancienne ferme à tabac des Rondeau.

    Intégrant la production de cerises de terre à une saison de production qui démarre en lionne avec l’asperge (une liliacée très rustique comme l’ail, l’oignon, la ciboulette et le lys), on y complète les cycles de chacune des récoltes avec un souci d’excellence et un soin hors du commun pour la qualité des produits frais commercialisés. La ferme lanaudoise arrive aujourd’hui bonne deuxième au Québec en termes de volumes de ventes des cerises de terre, ce petit fruit sucré aux nombreux surnoms: amour en cage, alkékenge, coqueret…

    Nouveaux rythmes saisonniers

    Des essais à très faible échelle, 24 plants en 2003 puis 200 plants l’année suivante, ont convaincu Mario Rondeau de consacrer les disponibilités logistiques laissées par la saison de l’asperge (production vivace hâtive dont la récolte s’étale du début mai au 24 juin) à cette culture annuelle proche parente de la tomate : la cerise de terre. On passe de 25 personnes dédiées à la récolte et au conditionnement de l’asperge à seulement 6 employés pour cette seconde production cueillie au champs entre le début août et la fin septembre. Les livraisons au marché central comptent pour 90% des ventes et s’étalent jusqu’au milieu novembre.

    Expansion

    Avec ses 15 acres actuels en cerises de terre, les possibilités de croissance sont déjà plus modérées que par le passé. On est passé successivement de 6000 plants en 2005 à 9000 plants en 2006, 15000 plants en 2007, 21000 plants en 2008 et près de 25000 plants en 2009!  Ce ne sont pas tant les limites de la mise en marché qui s’imposent mais les exigences de suivi  qui tendent à ralentir le rythme de progression. On doit s’assurer de bien contrôler tant la bonne marche de la production elle-même que la main d’œuvre et la vente !

    Friandise santé

    Véritable friandise santé, la présentation du fruit de la terre comprend son propre petit emballage naturel le faisant ressembler à un bonbon, comme ses cousines la « lanterne chinoise», le tomatillo (fruit acide, approprié pour la salsa verde), et les autres physalis ou «amours en cage ». Les enfants en raffolent et en font vite un objet de gourmandise et d’émerveillement.

    paniers de cerises de terre

    C’est en déballant ces petites merveilles avec doigté qu’on en admire les secrets d’emballage! Ces présentations en paniers du kiosque de la Ferme Perron de Saint-Jacques proviennent d’un autre fournisseur  du Marché Central, le plus grand. La ferme Perron vend de nombreux produits de ses terres et des environs  et préférera aussi les physalis lanaudois. Le circuit local est à développer!

    Conservation

    Chez Mario Rondeau on accorde un soin particulier à prévenir la présence d’humidité sur les enveloppes, assurant ainsi une très longue conservation. Pour la même raison la réfrigération n’est pas recommandée aux clients. Un endroit aéré et frais préservera parfaitement ces fruits sucrés de la terre pendant des mois ou bien, pour étirer encore plus la période de consommation, on veillera à les transformer en confitures!

    Économies directes…

    S’approvisionner à la ferme de Saint-Thomas permet des économies substantielles. Si certaines fruiteries offrent les cerises de terre en vrac autour de 5.50/livre, on peut se les procurer à la ferme en petite manne pour $10.00, soit environ $3/livre. Les ventes en kiosque se font entre 8h et 16h et il est possible de contacter le producteur à 450-803-6261.

    Pour s’y rendre, on doit suivre les indications pour Lanoraie à partir du village de Saint-Thomas et bifurquer à gauche sur le rang Saint-Albert. Si l’on arrive de Berthier on doit plutôt suivre les indications de la Cannebergière Coutu et continuer plus bas jusqu’au 1550 du rang Saint-Albert.

    Voici les coordonnées : 1550 rang St-Albert, St-Thomas de Joliette, Québec
    Consultez le site www.aspergesprimera pour connaître le chemin avec précision dans la section contact.

    Belle plante étonnante

    Voici quelques photos prises avant-hier par MarioRondeau dans ses plantations de Saint-Thomas, montrant la culture sur paillis de plastique, un aspect important de l’hygiène de la récolte, et laissant voir de près chacun des organes de la plante et son architecture d’ensemble21 aout2009 011. Vous pourrez les comparer plus loin avec ces autres fruits, des « cerises du dimanche » de mon terrain mi-sauvage!

    cerise de terrelanternes

    Cerises du dimanche

    Vous reconnaîtrez la grande ressemblance de cette proche parente, la variété commercialement cultivée des trois photos précédentes, avec notre physalis sauvage, le « coqueret », plante à croissance rapide mais qui n’a pas le temps de livrer ses promesses de fruits dans mes plates-bandes qu’elle envahit pourtant chaque année… Voici, dans la suite, des photos prises hier, bien au nord, de ce coqueret sauvage. Pour sa survie au froid il bénéficie certainement beaucoup de l’imposant couvert de neige de sa patrie adoptive, Saint-Alphonse-Rodriguez. 

    Deux manifestations bien éloignées de mes cerises du dimanche aparaissent dans les photos qui suiven. Ellesn’obéissent à aucun soin de culture particulier!

    souche à rhizome

    frondaison et fruit oublié

    La première photo montre cette souche rhizomateuse de physalis qui revient bon an mal an, sans porter ses fruits à maturité, sauf exceptions. Elle vaut pas une récolte! La seconde est cette « cerise de Maskinongé » selon le folklore local, nom donné à ce que je crois être un cerisier de Virginie. Si vous trouvez des sources fiables sur le nom de ce très vieux cerisier aux fruits pâteux et les utilisations qu’on en faisait, faites-moi signe!

    Jeu de dames au temps des cerises

    Dans les photos suivantes voici un damier fantaisiste. Il faisait partie d’une installation opposant les cerises de terre et les cerises de l’air, radis et cerises de France faisant office de figurantes, à l’exposition Dévolution. Vous y observerez maintenant quelques fleurettes de ma mauvaise herbe récurrente et les cerises de Maskinongé restantes de mon vieil arbre. Bonne ballade au temps des cerises! 

    Les hôtes de mon jardin se sont fait la cour. Comme au jeu de dames, un joueur finit par manger l’autre et il ne me reste que  quelques grappes de ces « Maskinongé » pâteuses après le passage des geais bleus! Quant aux autres, les cerises de terre, les fruits du physalis adventice se font trop prier pour être de la partie et les fleurs remplacent! Qui sait si les changements climatiques ne les porteront pas à maturité bientôt…

    Nouvelles versions des Cerises de terre contre cerises de l’air au 22 août 2009:

    fleur de physalis et grappe de cerise

    battantes sauvages21 août, cerises...trio

    Catégorie: D'ici et dans mon assiette, Échos de nos terres et forets, Place du marché
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    5 réponses à “Histoire de cerises de terre et Saint-Thomas… En ballade du dimanche au temps des cerises!”

    1. roxanne dit:
      3 juin 2010 @ 18:46

      bonjour
      est-ce possible de visiter votre ferme et de ceuillir des cerises de terre

      merci

    2. Marie-Odile Lebeau dit:
      4 juin 2010 @ 21:35

      il était question dans ce billet des Asperges de Saint-Thomas des Productions Cousins fruitiers. Par contre, on ne peut les cueillir sur place.

    3. Yves Sarrazin dit:
      17 octobre 2010 @ 14:58

      Bonjour, j’ai a ma grande surprise un gros gros plant de cerises de terre fournit a craquer, seulement il y a un ti problème. Je me demande quand pourrais-je les récolter, en ce moment elles sont encore vertes mais assez grosses; devrais-je attendre que la lanterne sèche? sur le plant,ou si je peux les ceuillir vertes car je crains une gelé ici a Laval.

      Merci a vous.

    4. Marie-Odile Lebeau dit:
      14 décembre 2010 @ 14:40

      Les cerises de terre remplissent presque la base de leur enveloppe membraneuse, quand elles sont mûres, et sont jaunes et sucrées, à ne pas confondre avec tomatillos, plus gros, qui restent verts et acides.

    5. René Damphousse dit:
      23 octobre 2011 @ 13:15

      Les cerises de terre sont très bonnes à manger comme tel, mais elles font les meilleures confitures, mieux que la fraise selon moi.

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